restricted access Les pur-sang
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68 Les pur-sang Et voici par mon ouïe tramée de crissements et de fusées syncoper des laideurs rêches, les cent pur-sang hennissant du soleil parmi la stagnation. Ah ! je sens l’enfer des délices et par les brumes nidoreuses imitant de floches chevelures – respirations touffues de vieillards imberbes – la tiédeur mille fois féroce de la folie hurlante et de la mort. Mais comment, comment ne pas bénir, telle que ne l’ont point rêvée mes logiques, dure, à contrefil lézardant leur pouacre ramas et leur saburre, et plus pathétique que la fleur fructifiante, la gerce lucide des déraisons. Et j’entends l’eau qui monte, la nouvelle, l’intouchée, l’éternelle, vers l’air renouvelé. Ai-je dit l’air ? Une flueur de cadmium, avec, géantes élevures expalmées de céruse, de blanches mèches de tourmente. Essentiel paysage. Taillés à même la lumière, de fulgurants nopals, des aurores poussantes, d’inouïes blanchoiements, d’enracinées stalactites porteuses de jour Ô ardentes lactescences prés hyalins neigeuses glanes 69 The Thoroughbreds And behold through my hearing woven with crunchings and rockets syncopate with harsh ugliness, the hundred whinnying thoroughbreds of the sun, amidst the stagnation. Ah! I sense the inferno of delights and through nidorous mists mimicking flaxen hair—bushy breathings of beardless dotards—the thousandfold ferocious tepidity of howling madness and of death. But how, how not to bless, such that my logics have never dreamt it, hard, against the grain cracking their licy piles and their saburra, and more pathetic than the fructiferous flower, the lucid fissure of irrationality. And I hear the water mounting, the new, the untouched, the eternal water, toward the renewed air. Did I say air? A discharge of cadmium, with, gigantic weals expalmate with ceruse, with white wicks of torment. Essential landscape. Carved out of light, fulgurating opals, burgeoning dawns, unheard-of whitenesses, deep-rooted stalactites bearers of day O blazing lactescences hyaline meadows snowy gleanings 70 Vers les rivières de néroli docile des haies incorruptibles mûrissent de mica lointain leur longue incandescence. La paupière des brisants se referme – Prélude – audiblement des youcas tintent dans une lavande d’arcs-en-ciel tièdes des huettes picorent des mordorures. Qui rifle et rafle le vacarme, par delà le cœur brouillé de ce troisième jour ? Qui se perd et se déchire et se noie dans les ondes rougies du Siloé ? Rafale. Les lumières flanchent. Les bruits rhizulent la rhizule f u m e silence. Le ciel bâille d’absence noire et voici passer vagabondage sans nom vers les sûres nécropoles du couchant les soleils, les pluies, les galaxies fondus en fraternel magma et la terre, oubliée la morgue des orages, qui dans son roulis ourle des déchirures perdue, patiente, debout durcifiant sauvagement l’invisible falun, s’éteignit 71 Toward streams of docile neroli incorruptible hedges ripen with distant mica their long incandescence. the eyelid of the breakers closes—Prelude— audibly yuccas tinkle in a lavender of tepid rainbows owlets peck at bronzings. Who scrapes and swipes the uproar, beyond the muddled heart of this third day? Who loses and tears and drowns himself in the reddened waves of the Siloam*? Squall. The lights flinch. The noises rhizulate* the rhizoid s m o k e s silence. The heavens yawn from black absence and behold there pass nameless vagabondage toward the safe necropolises of the west suns, rains, galaxies fused in fraternal magma and the earth, forgotten in the morgue of storms, which in its rolling hems the tears lost, patient, arisen savagely hardening the invisible falun*, fades away 72 et la mer fait à la terre un collier de silence, la mer humant la paix sacrificielle où s’enchevêtrent nos râles, immobile avec d’étranges perles et de muets mûrissements d’abysse, la terre fait à la mer un bombement de silence dans le silence et voici la terre seule, sans tremblement et sans trémulement sans fouaillement de racine et sans perforation d’insecte vide vide comme au jour d’avant le jour… –  Grâce ! grâce ! Qu’est-ce qui crie grâce ? Poings avortés, amassements taciturnes, jeûnes hurrah pour le départ lyrique brûlantes métamorphoses dispenses foudroyantes feu, ô feu éclair des neiges absolues cavalerie de steppe chimique retiré de mer à la marée d...


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