Sciences sociales

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L’ Expérience sociale du quotidien

Corps, espace, temps

Monique Haicault

Ce livre propose une articulation originale des champs du travail, du privé, des rapports sociaux et de la famille, et constitue une avancée majeure dans le champ de la sociologie des rapports sociaux. Monique Haicault rejette la stérilité de la binarisation traditionnelle, en tenant compte, concrètement et théoriquement, des processus de différenciation sociale de sexe. Son épistémologie « cubique » analyse la triade corps-temps-espace dans le contexte du quotidien et à travers les activités professionnelles, les activités familiales de socialisation, les déplacements urbains et les relations intergénérationnelles. L’utilisation de l’image vidéo donne vie à cette expérience. L’image contribue à montrer comment par leurs comportements, leurs actions, leurs propos et le sens qu’ils donnent à leur expérience, les acteurs sociaux participent de la construction de la société et de sa reproduction dynamique. L’auteure apporte une nouvelle contribution à la socialisation sexuée et à la théorie des rapports sociaux entre sexes et intra-sexe. Elle débouche sur un questionnement qu’il sera désormais difficile de passer sous silence.

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La Violence, la peur et le crime

Jacques Laplante

La violence et la peur font tellement partie de nos vies que, parfois, elles se confondent avec elles. Elles s’insinuent aussi bien dans le social que dans l’individuel et déterminent l’histoire de l’un et de l’autre. Le crime, quant à lui, semble d’être devenu un acte privilégié non seulement pour dire la violence, mais aussi pour vivre la peur. Le criminel, à cet égard, a parfois pour fonction de permettre de défini son contraire, l’individu de bonne réputation. L’époque actuelle favorise un individualisme d’un genre nouveau : la personne menacée de toutes parts tente de se protéger en démonisant un groupe particulier. Heureusement, le monde d’aujourd’hui produit aussi des individus qui, du fait de l’affaissement des valeurs anciennes, se montrent plus tolérants à l’égard des autres. Cette acceptation d’autrui fait obstacles à certaines formes de violence et favorise la non-violence. Le présent ouvrage nous conduit à examiner quels sens revêtent la violence, la peur et le crime et quels sont leur rapports mutuels. Il s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à la justice pénale et sociale. Il fait ressortir certains problèmes et indique certains moyens permettant de résoudre les conflits, y compris ceux vécus par l’exclu. Il touche les pratiques sociales et les personnes appelées à les gérer, à assurer la sécurité et à éliminer la peur. Il est d’un grand intérêt pour les criminologues, travailleurs sociaux, psychologues, éducateurs, sociologues et politicologues.

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Le Suicide assisté

Héraut des moralités changeants

Joane Martel

En 1994, Sue Rodriguez se suicide avec l’aide d’un médecin après une intense bataille judiciaire en Cour suprême du Canada dont l’objet était la décriminalisation du suicide assisté. À la suite de ce suicide, aucune accusation criminelle ne fut portée contre la ou les personnes ayant présumément aidé Sue Rodrigues à mettre fin à ses jours, et ce malgré le fait que le suicide assisté est un acte criminel au Canada. Cette non-intervention du droit pénal est examinée en fonction du rôle que l’affaire Rodriguez a pu jouer dans la transformation des moralités au Canada. Dans ce livre, le suicide assisté de Sue Rodriguez est envisagé comme un « crime » utile (au sens durkheimien du terme), car il met en évidence une inconsistance entre les moralités dominantes inscrites dans le droit pénal et les conditions sociales qui ont rendu ce « crime » possible. Apparenté au crime de Socrate, le « crime » de Sue Rodriguez est analysé comme un héraut annonciateur de nouvelles moralités, comme un prélude préparant directement la voie à des changements dans le poids accordé aux moralités dominantes. Dans ce contexte, le rôle du droit pénal comme mode privilégié de régulation morale est remis en question.

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Pensée, idéologie et politique

Mélanges offerts à André Vachet

Sous la direction de Gilles Labelle et François Houle

André Vachet a donnée son dernier cours au Département de science politique de l’Université d’Ottawa en 2000. Au total, il aura donc enseigné à l’université pendant près de quarante ans : trois ans à l’Université de Sudbury et à l’Université Laurentienne (de 1959 à 1962) et trente-six ans à l’Université d’Ottawa (de 1964 à 1999). Il est difficile de faire saisir en quelques mots l’impact qu’a eu André Vachet à l’Université d’Ottawa et au Département de science politique en particulier pendant toutes ces années. André Vachet a marqué par son enseignement plusieurs générations d’étudiants. Auteur d’un ouvrage considéré comme un classique de l’analyse de idéologies et de la pensée politique, L’idéologie libérale, André Vachet a également été très actif dans des associations professionnelles telles que le Conseil canadien de recherche en sciences sociales, la Fédération canadienne des science sociales, l’Association internationale de science politique, l’Association canadienne de science politique, qui on pris leur essor au cours des années 1960 et 1970 et on accompagné la naissance et le développement des sciences sociales dans les universités canadiennes. En un mot, André Vachet a été un universitaire complet. Nous aimons à penser qu’à travers les textes ici réunis -- témoignages et études que son travail à inspirés plus ou moins directement suivant les cas --, le lecteur saisisse en André Vachet le critique social, l’ennemi des dogmatismes, le partisan de la nuance et l’homme animé, un tantinet, par un esprit de contradiction qui l’amène à questionner inlassablement son interlocuteur.

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Publicité de masse et masse publicitaire

Le marché québecois des années 1920 aux années 1960

Luc Côté

Bien que le phénomène de la publicité soit au coeur de maints débats dans plusieurs disciplines, aucune étude historique d’envergure, au Canada comme au Québec, ne lui avait encore été consacrée. Tirant leurs données de trois grands quotidiens des années 1920-1960, soit La Presse, Le Soleil et The Montreal Daily Star, les auteurs retracent l’intégration économique et socio-culturelle du Québec à l’« American way of life », qui aboutit à la Révolution tranquille. Dans une double perspective, quantitative et diachronique d’une part, qualitative et synchronique de l’autre, ils montrent que l’offre marchande au Québec s’est considérablement accrue sous la « masse publicitaires », surtout depuis la Seconde Guerre mondiale, et expliquent pourquoi celle-ci constitue une « publicité de masse » en faisant ressortir le rôle crucial du marché dans l’existence des consommateurs. Avant l’appropriation d’une certaine spécificité québécoise par les publicitaires au début des années 1960, c’est la continuité dans les représentations stéréotypées qui l’emporte sur l’adaptation à la conjoncture : la publicité nord-américaine qui envahit alors le Québec applique la raison marchande aux images de l’employé et de la ménagère en quête de bonheur matériel. À bien des égards, le Québec apparaît comme un laboratoire privilégié pour saisir la publicité dans une optique pluridisciplinaire.

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Sociologie des rapports de sexe

Marie-Blanche Tahon

Trop souvent encore les rapports de sexe sont considérés comme un sous-champ particulier de la sociologie alors qu’ils traversent l’ensemble de la discipline puisqu’ils interviennent dans tous les domaines de la société. Afin de l’établir, il ne suffit plus de s’en tenir à la notion de rapports sociaux de sexe qui, le plus généralement, est utilisée pour faire apparaître l’asymétrie entre les sexes à l’égard du travail, incluant le travail domestique. Le débat autour de la parité politique, dont la France n’a pas le monopole, a imposé la réflexion sur les rapports politiques de sexe. Cette réflexion ne peut être déliée de la prise en considération de la révolution qui s’est produite dans les rapports entre les sexes depuis un trentaine d’années : dorénavant, avec la reconnaissance par la loi et par la société du droit des femmes à contrôler elles-mêmes leur fécondité, elles ne sont plus marquées par les « déterminations de leur sexe », elles intègrent la catégorie de l’« individu abstrait ». Il devient alors visible que le peuple est composé de deux catégories sexuées instituées par l’état civil. Aussi la notion de sexe est-elle plus utile à l’analyse que celle de genre. À partir du moment où il est formellement admis que chaque femme, comme chaque homme, peut prétendre « mon corps m’appartient », les rapports entre les sexes empruntent le registre du différend plutôt que celui de la différence : les femmes ne sont plus victimes, elles sont plaidantes ; elles instruisent le procès de la démocratie moderne qui les a tenues à distance du principe « tous les hommes naissent libres et égaux en droits ».

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