Abstract

Abstract:

While there are many tales of mining companies polluting the Canadian communities in which they have operated, Sudbury’s early history stands out. It is arguably the most extreme example of an industry dictating to government how the latter dealt with the local pollution problem–in this case, sulphur dioxide emissions. The capstone achievement was the creation of an extrajudicial solution to the problem that permanently suspended the legal rights of residents seeking redress for their grievances. Moreover, the Ontario government was duplicitous in this affair–namely, by zealously luring settlers to the region in an effort to develop farming there even though it was acutely aware of the local pollution problem. Finally, this story is truly tragic because the pollution need never have happened to the extent that it did. The provincial politicians knew full well that the means existed–within a short jaunt of Sudbury no less–to mitigate the problem, but the politicians refused to force the mining firms to adopt them. Retelling Sudbury’s story thus highlights how the Ontario government’s decision to grant the mining firms practical impunity to pollute the local environment–both human and non-human–was a matter of political choice.

Résumé:

Les récits de compagnies minières qui ont pollué les localités dans lesquelles elles ont exercé leurs activités au Canada ne manquent pas, mais l’histoire des débuts de Sudbury ressort du lot. Il s’agit sans doute là du pire exemple d’une industrie qui a dicté au gouvernement la façon d’aborder le problème de pollution local, en l’occurrence les émissions de dioxyde de soufre. Et la touche finale fut la création d’une solution extrajudiciaire qui suspendait en permanence le droit des résidents de tenter d’obtenir réparation pour leurs griefs, droit prévu par la loi. En outre, le gouvernement de l’Ontario a joué double jeu dans cette affaire, car il appâtait les colons dans la région pour y développer l’agriculture, tout en étant parfaitement au courant du problème de pollution à cet endroit. Finalement, cette histoire est véritablement tragique parce qu’un tel degré de pollution aurait pu être évité. Les politiciens provinciaux savaient fort bien qu’il existait–à proximité de Sudbury même–des moyens d’atténuer la gravité du problème, mais ils ont refusé de forcer les compagnies minières à les adopter. Cette relecture de l’histoire de Sudbury met donc en lumière le fait qu’en accordant pratiquement l’impunité aux compagnies minières pour avoir pollué l’environnement local, humain ou non, le gouvernement de l’Ontario a fait un choix politique.

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Additional Information

ISSN
1710-1093
Print ISSN
0008-3755
Pages
pp. 225-257
Launched on MUSE
2018-06-05
Open Access
No
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