Abstract

This paper examines the lives of sixty-one Canadian Nursing Sisters who served during the First World War, and whose deaths were attributed, more or less equally, to three categories: general illness, Spanish Influenza, and killed in action. The response by Canadian Army Medical Corps (CAMC) physicians to the loss of these early female officers who were, in fact, Canada’s first female war casualties, suggests a gendered construction of illness at work in the CAMC. While nurses tried to prove themselves good soldiers, military physicians were quick to attribute their illnesses and deaths to horrific war conditions deemed unsuitable for women. This gendered response is particularly evident in how CAMC physicians invoked a causal role for neurasthenia or shell shock for the nurses’ poor health. The health profile of these women also suggests that some of these deaths might have occurred had these women stayed in Canada, and it encourages future comparative research into death rates among physicians and orderlies.

Cet article porte sur la vie de 61 infirmières militaires canadiennes qui sont mortes en raison de leur participation à la Première Guerre mondiale. Ces décès sont répartis environ en parts égales entre les victimes de maladies générales, celles de la grippe espagnole et celles mortes au combat. La réaction des médecins du Corps médicale de l’armée canadienne (CMAC) à la perte de ces premières femmes officières (dans les faits les premières Canadiennes victimes de la guerre) semble indiquer que les membres du CMAC interprétaient les maladies selon le sexe de la personne. Alors que les femmes tentaient de démontrer qu’elles étaient de bons soldats, les médecins de l’armée étaient prompts à attribuer leur maladie et leur mort aux horreurs de la guerre, jugées inappropriées pour les femmes. On le remarque plus particulièrement dans la réaction à la neurasthénie, le traumatisme dû au bombardement. Le profil de santé de ces femmes semble aussi indiquer que certaines seraient tout de même décédées si elles étaient restées au Canada, ce qui soulève la question à savoir si les taux de décès parmi les médecins et les préposés étaient com-parables.

pdf

Additional Information

ISSN
2371-0179
Print ISSN
0823-2105
Pages
pp. 327-363
Launched on MUSE
2017-10-04
Open Access
No
Back To Top

This website uses cookies to ensure you get the best experience on our website. Without cookies your experience may not be seamless.