This article examines the relationship between prostitutes and the communities in which they lived through the lens of stigma and stigma management. In the Southern Netherlands between 1750 and 1800, prostitutes were well aware of social tensions and negative sanctions that could result from their behaviour. To avoid conflict, they often concealed their trade in everyday interactions. If they were unable or unwilling to do so, families, neighbours, and authorities often felt the need to take action to safeguard the values of the social order—and their own reputations. For immediate support, prostitutes therefore often turned to each other.


Le présent article traite les relations entre les prostituées et les communautés dans lesquelles elles vivaient, sous l’angle de la stigmatisation et de la gestion du stigmate. Dans les Pays-Bas méridionaux entre 1750 et 1800, les prostituées étaient bien conscientes des tensions sociales et des sanctions négatives que pouvait susciter leur comportement. Pour éviter le conflit, elles cachaient souvent leur commerce dans leurs interactions quotidiennes. Si elles étaient incapables de le faire ou ne voulaient pas le faire, les familles, les voisins et les autorités ont souvent senti le besoin de prendre des mesures pour préserver les valeurs de l’ordre social ainsi que leur propre réputation. Pour obtenir une aide immédiate, les prostituées devaient donc souvent se tourner les unes vers les autres.


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pp. 3-18
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