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La Montreal Investment Association, le Montreal Investment Trust et la seigneurie de Beauharnois (1866–1941)
Abstract

Résumé:

Qu’advient-il du régime seigneurial au Québec après 1854? La seigneurie demeure une source de revenus et le seigneur, un rentier du sol, car l’Acte pour l’abolition des droits et devoirs féodaux dans le Bas-Canada a converti les cens et rentes en rentes constituées, ce qui a mené à la financiarisation de la seigneurie. La chose est d’autant plus évidente dans la seigneurie de Beauharnois qu’il s’agit d’une seigneurie de grande valeur dont les deux derniers propriétaires ont été des institutions financières: la Montreal Investment Association et le Montreal Investment Trust. Partant de l’hypothèse que la vaste majorité des censitaires n’allaient pas racheter le capital de leurs rentes pour commuer la tenure de leurs biens-fonds en tenure libre de droits, ces sociétés ont perçu un revenu substantiel de leur seigneurie jusqu’en 1940, l’État québécois ayant alors mis fin une fois pour toutes à ces rentes. Paradoxalement, dans Beauharnois, ce revenu était même supérieur après l’abolition du régime seigneurial à ce qu’il était avant.

Abstract:

What happened to the seigneurial system after 1854? The seigneury remained a source of revenue and the seigneur, a person or organization deriving income from the land, as the Act for the abolition of feudal rights and duties in Lower Canada converted the cens et rentes into constituted rents, which led to the financialization of the seigneury. This is all the more obvious in the seigneury of Beauharnois, a valuable seigneury whose last two owners were financial institutions, namely The Montreal Investment Association and The Montreal Investment Trust. Assuming that most of the “censitaires” or tenants would not redeem the capital of their rents in order to commute the tenure of their holdings into freehold, these companies were able to obtain substantial revenue from their seigneury until 1940, when the Quebec government definitively put an end to the constituted rents. Paradoxically, in Beauharnois this revenue was even greater after the abolition of the seigneurial system than it was before.