This study explores employers ’ anti-union strategies in the Niagara Peninsula from the mid-1940s to the mid-1960s in order to enhance our understanding of the nature of relations between labour and capital during the period generally described as that of the postwar compromise. Relying on such unexplored archival collections as the papers of the St. Catharines firm, Ontario Editorial Bureau, as well as the collections of the Archives of Ontario and Library and Archives Canada, the study focuses on four main union-avoidance strategies: the establishment of company-dominated unions, anti-union public relations campaigns, corporate welfarism, and company relocation. By illustrating the depth and endurance of Niagara employers’ opposition to unions during the period of supposed compromise between employers, workers and the state the study demonstrates that there was greater continuity than we have supposed between management views of workers’ rights during the period of the postwar compromise and the neoliberalism that characterized subsequent decades.


Cette étude explore les stratégies antisyndicales des employeurs dans la péninsule du Niagara depuis le milieu des années 1940 jusqu’au milieu des années 1960 afin d’améliorer notre compréhension de la nature des relations entre le travail et le capital pendant la période généralement décrite comme celle du compromis d’après-guerre. Se fondant sur des collections d’archives inexplorées telles que les dossiers de l’entreprise de St. Catharines, le Bureau de rédaction de l’Ontario, ainsi que les collections des archives publiques de l’Ontario et du Canada, l’étude met l’accent sur quatre stratégies antisyndicales principales : la création des entreprises antisyndicales, l’organisation des campagnes antisyndicales en matière de relations publiques, le maintien du bien-être des entreprises, et la délocalisation des entreprises. En illustrant la profondeur et l’endurance des employeurs du Niagara à l’égard de l’opposition aux syndicats au cours de la période du compromis supposé entre les employeurs, les travailleurs et l’état, l’étude démontre qu’il y a plus de continuité que nous avons supposée entre les opinions de la gestion sur les droits des travailleurs pendant la période du compromis d’après-guerre et le néolibéralisme qui a caractérisé les décennies subséquentes.


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pp. 37-77
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