Abstract

On catégorise souvent les Montréalais en trois groupes distincts : anglophones, francophones et allophones. Pourtant, à l’intérieur de ces groupes, on retrouve des individus dont les parcours sont complexes, ce qui se reflète dans leurs pratiques langagières. Notre intérêt porte sur la relation entre ces pratiques et les attributions ethnolinguistiques des locuteurs. Nous ciblons ici deux groupes de francophones : ceux issus de familles hispanophones établies au Québec depuis une ou deux générations et ceux issus de familles francophones qui ont des contacts répétés avec la culture anglophone. Après avoir résumé les résultats d’un test de perceptions, dans lequel on a demandé d’identifier l’appartenance ethnolinguistique de locuteurs de plusieurs origines s’exprimant en français, nous analysons l’usage de variables sociophonétiques reflétant l’influence du français, de l’espagnol ou de l’anglais. L’analyse indique que la variation phonétique découle de l’orientation sociosymbolique des locuteurs ainsi que de certains autres facteurs sociodémographiques se rattachant à la construction identitaire en relation avec l’ethnicité.

Abstract

Montrealers are often categorized into three distinct groups: Anglophones, Francophones, and Allophones. However, within these groups there are individuals whose trajectories are complex, as reflected, for example, in their linguistic practices. Our interest lies in the relationship between these complex practices and the ethnolinguistic attributions of the speakers. We concentrate on two groups of Francophones: those from Spanish-speaking families who have been in Quebec for one or two generations and those from Francophone families who have frequent English-speaking contacts. After summarizing the results of a perception test, in which Francophones from Quebec were asked to identify the ethnolinguistic affiliation of speakers of various origins based on short clips of their French, we analyze the usage of sociophonetic variables reflecting the influence of French, Spanish, or English. The analysis indicates that phonetic variation stems from speakers’ sociosymbolic orientation, as well as certain other sociodemographic factors linked to identity construction as it relates to ethnicity.

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Additional Information

ISSN
1710-1115
Print ISSN
0008-4131
Pages
pp. 83-105
Launched on MUSE
2014-04-30
Open Access
No
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