Abstract

Examining correspondence records from 1886 onward, this essay details how the North-West Mounted Police (NWMP) established patrol routes in the year following the North-West Rebellion. Discussing how patrols were intended to enhance the circulation of NWMP officers, the author borrows from Michel Foucault (2007) to examine how correspondence records characterize the objectives and methods of the new patrols. In part aimed at accumulating knowledge of natural and artificial conditions, the circulations aimed to anticipate, contain, and control outbreaks of perceived dangers. The circulation of patrols also produced various forms of knowledge and imaginings about the Indigenous population in the North-West. By continuously sorting and distinguishing between “good Indians” and “bad Indians,” circulations contribute to settler anxieties and elicit further calls for “law and order.” The author details how the enhanced circulation of NWMP patrols often produce anxieties and rumours that are rooted in the colonial imagination, serving to rationalize mechanisms of security as an essential function of liberal order-building.

Abstract

À la lumière de correspondance datant de 1886, le présent article décrit comment la Gendarmerie à cheval du Nord-Ouest (G.C.N.-O.) a établi des parcours de patrouille pendant l’année qui a suivi la Rébellion du Nord-Ouest. L’auteur explique ici comment les patrouilles avaient pour but d’améliorer la circulation des agents de la G.C.N.-O. et il se sert des idées de Michel Foucault (2007) pour examiner comment cette correspondance caractérise les objectifs et les méthodes des nouvelles patrouilles. Intéressées en partie à recueillir des connaissances des conditions naturelles et artificielles, les patrouilles voulaient anticiper, limiter et contrôler les flambées de dangers perçus. Les patrouilles fournissaient également diverses formes de connaissances et de suppositions sur les populations autochtones du Nord-Ouest. En différenciant continuellement les « bons Indiens » et les « mauvais Indiens », les patrouilleurs ont contribué à l’anxiété des colons et entraîné des requêtes additionnelles pour assurer l’ordre public. L’auteur signale comment la circulation accrue des patrouilles de la G.C.N.-O. a souvent causé un regain d’anxiété et la diffusion de rumeurs prenant racine dans l’imagination coloniale et favorisant la nationalisation de mécanismes de sécurité perçus comme une fonction essentielle de l’établissement d’un ordre libéral.

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Additional Information

ISSN
1911-0251
Print ISSN
0021-9495
Pages
pp. 122-148
Launched on MUSE
2014-01-24
Open Access
No
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