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Numéro spécial en l’honneur de Anthony N. Doob
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Numéro spécial en l’honneur de Anthony N. Doob
Jane B. Sprott, Rédacteurs en chef invités and Julian R. Roberts, Rédacteurs en chef invités

Ce numéro de la Revue canadienne de criminologie et de justice pénale souligne les contributions à la recherche de Anthony N. Doob, l’un des criminologistes les plus prolifiques du Canada. Il est impossible d’étudier la criminologie au Canada sans tomber sur ses recherches, lesquelles sont impressionnantes tant dans leur portée que leur envergure. Il n’est donc pas surprenant qu’il soit sans cesse l’un des trois chercheurs les plus cités au Canada, mais ses recherches sortent des frontières canadiennes. En effet, il est l’un des 25 chercheurs les plus cités par des revues internationales depuis les années 1980 (Cohn 2011).

L’influence de Tony sur la criminologie au Canada, en général, et sur l’élaboration de politiques pénales, en particulier, remonte au début des années 1970 au moment où la Commission de réforme du droit du Canada faisait une vaste recherche sur la loi sur la preuve. À l’époque, l’on désirait modifier les lois gouvernant l’admissibilité de la preuve lors de poursuites civiles et criminelles. La Commission demanda à Tony de faire une recherche en sciences sociales afin de vérifier la validité des approches adoptées et d’établir un fondement probatoire pour la formulation de propositions pour la réforme de la loi existante. Ce genre de recherche fondée sur les preuves était du jamais vu au Canada en politiques juridiques. Non seulement sa recherche fut-elle avant-gardiste et novatrice, mais elle ouvrit aussi une porte sur l’utilisation potentielle de telles recherches empiriques dans la création de politiques publiques. Il s’agissait de la première de ses nombreuses contributions.

Tony devint le directeur du Centre de Criminologie (à l’Université de Toronto) ayant siégé le plus longtemps, puis en 1983, il fut nommé Commissaire de la Commission canadienne sur la détermination de la peine. À ce titre, il agit en tant que lien entre la Commission et la communauté de chercheurs universitaires, s’assurant qu’une attention particulière soit portée au large corpus de travail empirique lié au mandat de la commission. Par conséquent, la commission développa une politique pénologique basée sur les preuves et son rapport demeure la seule recherche empirique complète en matière de détermination de la peine au Canada (Commission canadienne sur la détermination de la peine, 1987). Il a été, et demeurera, le point de référence pour toutes les discussions subséquentes sur la détermination de la peine au pays. [End Page 461]

Cela aurait pu être une carrière remarquable en soi, mais ce n’était en fait que le début. Bien qu’il soit mieux connu pour sa recherche et son influence sur les politiques en matière de justice pour les jeunes au Canada, il a, en fait, écrit sur la plupart des aspects du système de justice pénale, notamment le maintien de l’ordre, la libération sous caution, la négociation de plaidoyers, les retards de procès, la détermination de la peine et ses lignes directrices, l’utilisation de l’emprisonnement et de la liberation sous caution, et d’autres sujets spécifiquement liés à la discrimination raciale, au crime et à la violence au sein de communautés autochtones et à la violence contre les femmes. De plus, il a traité de la représentation médiatique, de la perception qu’a le public envers les politiques pénales et le crime ainsi que du développement de politiques pénales. Ce travail possède une signification considérable tant du côté théorique qu’appliqué.

Nous ne pouvions souligner toutes les contributions de Tony à la criminologie canadienne dans ce numéro spécial de la Revue canadienne de criminologie et de justice pénale. À cause de l’espace restreint, il s’agit évidemment d’un bref aperçu de la portee de sa recherche. Quoi qu...