New Evidence on the Impacts of Access to and Attending Universal Child-Care in Canada
Abstract

Au Canada, les défenseurs des programmes universels de garde d’enfants présentent souvent l’exemple du Québec comme un modèle que les autres provinces devraient suivre en matière de petite enfance et de garde d’enfants. Alors que ces programmes sont très populaires auprès des citoyens, des études portant sur l’accès à ces services ont indiqué qu’ils ont entraîné une multitude d’effets indésirables sur le développement et la santé des enfants ainsi que sur les familles; ces recherches ont évidemment subi beaucoup de critiques et suscité la controverse. Dans cet article, nous montrons que leurs analyses étaient toutefois robustes en ce qui a trait aux questions portant : 1. sur la possibilité que les effets négatifs diminueraient au fur et à mesure que les prestataires de services auraient plus d’expérience ; 2. sur des comparaisons multiples ; et 3. sur le fait que leurs estimations mesuraient l’impact causal de la disponibilité de services de garde et non celui de l’utilisation de ces services. Il y a cependant une exception notable : alors que les estimations des effets des politiques indiquaient une baisse des résultats aux tests de développement moteur et social des enfants au Québec comparativement au reste du Canada, nos analyses impliquent qu’une présence moyenne en service de garde entraîne une hausse significative des résultats à ces tests. Toutefois, nos analyses révèlent une hétérogénéité importante dans les effets des programmes et indiquent que les impacts négatifs rapportés dans les premières recherches sont associés à des enfants qui ont profité d’un service de garde seulement parce que ces services avaient été mis en place.


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