Linguistic Ideology and State Power: German and English Education in Ontario, 1880-1912
Abstract

Abstract:

This article analyzes the relationship between German and English in Ontario's educational system between 1880 and 1912. It examines textbooks, curriculum, and the linguistic ideology of the Education Department. It charts the transition of German from one of three languages of instruction alongside English and French to an elective subject. By connecting German to other language debates in the period, this study expands our view of English-French relations in Ontario. The analysis of several languages also contributes new perspectives on bilingual education in North America. In addition, the focus on linguistic and cultural policies reassesses the layers of state power and the rising authority of the provincial education bureaucracy. Finally, by situating the educational experience of German-speaking children and the goals of German-speaking parents within the broader context of projects of standardization in the late nineteenth century, the author challenges the assumption about the singular importance of the First World War on German language and culture in Ontario and more broadly in Canada and the United States.

Résumé:

Cet article analyse les rapports entre les langues allemande et anglaise dans le système éducatif de l'Ontario entre 1880 et 1912. Il examine les manuels et les programmes scolaires, l'idéologie linguistique du Ministère de l'Éducation et le passage de l'allemand comme langue d'enseignement en Ontario au même titre que l'anglais et le français à une matière facultative. En étudiant également le rôle de la langue allemande dans les débats linguistiques de l'époque, ce travail permet de mieux envisager les relations entre les anglophones et les francophones en Ontario. S'intéresser à plusieurs langues contribue aussi à ouvrir des perspectives nouvelles concernant le thème de l'éducation bilingue en Amérique du Nord. L'analyse des politiques linguistiques et culturelles permet une réévaluation des niveaux du pouvoir de l'État et de montrer l'autorité croissante de la bureaucratie provinciale dans l'éducation. L'auteur inscrit l'expérience éducative des enfants de langue allemande et les objectifs des parents germanophones dans le contexte plus large de la standardisation à la fin du dix-neuvième siècle : ce changement de perspective permet de relativiser le rôle majeur attribué à la Première Guerre mondiale dans le déclin de la langue et de la culture allemandes en Ontario et plus largement au Canada et aux États-Unis.