Caste Confusion and Census Enumeration in Colonial India, 1871–1921
Abstract

Abstract:

The colonial censuses of India were colossal attempts to enumerate castes according to a hybrid taxonomy that mixed local knowledges with European preconceptions and misconceptions. From 1871 onward, colonial administrators were determined to categorize and count the castes of India, yet experienced many difficulties in classifying, enumerating, and compiling caste data. The administrative practice of census making and taking in colonial India during the 1890s incorporated anthropometric and ethnological tools from “scientific” anthropology. The introduction of these measures in the census schedule and in enumeration furnished caste with a biological and racial connotation. Yet this biological vision of caste never fully took hold and was contested by colonial administrators and Indian political activists who did not believe in anthropometry. In detailing the complications of colonial census work in India, the authors show that epistemological problems with envisioning and enumerating caste were the rule rather than the exception.

Abstract:

Les recensements coloniaux de l’Inde étaient de colossales tentatives visant à dénombrer les castes en fonction d’une taxonomie hybride amalgamant les connaissances locales aux préconceptions et aux idées fausses venues d’Europe. À partir de 1871, les administrateurs de la colonie résolurent de catégoriser et de compter les castes indiennes, mais ils éprouvèrent de nombreuses difficultés à les classifier, à les dénombrer et à compiler les données à leur sujet. Durant les années 1890, on commença à faire le recensement administratif de l’Inde coloniale en empruntant des outils anthropométriques et ethnologiques à l’anthropologie « scientifique ». L’introduction de ces mesures dans le bulletin de recensement et leur emploi durant le dénombrement donnèrent à la notion de caste une connotation biologique et raciale. Pourtant, cette vision biologique de la caste ne s’est jamais véritablement imposée et fut contestée par les administrateurs coloniaux et les activistes politiques indiens qui ne croyaient pas à l’anthropométrie. En exposant en détail les complications de recenser l’Inde coloniale, les auteurs montrent que les problèmes épistémologiques entourant la façon d’envisager et de dénombrer les castes étaient la règle plutôt que l’exception.