Abstract

This article examines how the Gujarati-speaking Muslim trading class in South (ern) Africa was linked as a reading public through a newspaper, Indian Views, which had been founded in early twentieth-century Durban in opposition to Mahatma Gandhi's Indian Opinion. Under the editorship of Moosa Meer (1929-63) it was a conduit for sustaining existing social networks as well as offering common narratives that galvanized an idea of community embracing its geographically disparate readership. Between 1956 and 1963, Zuleikha Mayat, a self-described housewife born in Potchefstroom but married to a medical doctor in Durban whom she 'met' through the newspaper, wrote a weekly column that represented one of the first instances of a South African Muslim woman offering her ideas in print. She spoke across gender divides and articulated a moral social vision that accounted for both local and diasporic concerns. This article provides a narrative account of how Mayat came to write for Indian Views, a story that underscores the personal linkages within this diasporic community and, more broadly, how literacy and the family enterprises that constituted local print capitalism provided a material means of sustaining existing networks of village and family. It also reveals the role of newspaper as an interface between public and private spaces in helping to create a community of linguistically related readers who imagined themselves as part of a larger print culture.

Cet article examine les liens qui animaient la classe commerçante musulmane de langue gujarati d'Afrique australe à travers le lectorat qu'elle formait du journal Indian Views, fondé à Durban au début du vingtième siècle en opposition à l'Indian Opinion du Mahatma Gandhi. Sous la direction de Moosa Meer (1929-1963), ce journal servait d'intermédiaire aux réseaux sociaux existants et offrait des narratifs communs qui galvanisaient une idée de communauté englobant un lectorat géographiquement divers. Entre 1956 and 1963, Zuleikha Mayat, qui se décrivait elle-même comme une femme au foyer née à Potchefstroom, mariée à un médecin de Durban « rencontré » par l'intermédiaire du journal et auteur d'une colonne hebdomadaire, était l'une des premières femmes musulmanes sud-africaines à exprimer ses idées dans la presse écrite. Elle parlait des clivages hommes-femmes et exposait une vision sociale morale qui rendait compte de préoccupations locales et diasporiques. Cet article raconte comment Mayat en est venue à écrire pour l'Indian Views, un récit qui souligne les liens personnels au sein de la communauté diasporique et, plus largement, comment l'alphabétisme et les entreprises familiales qui ont formé le capitalisme d'imprimerie local ont fourni un moyen matériel d'appuyer les réseaux existants de villages et de familles. Il révèle également le rôle d'interface entre espace public et espace privé que le journal a joué en aidant à créer une communauté de lecteurs liés par la langue qui s'imaginaient faire partie d'une culture de l'imprimé plus large.

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Additional Information

ISSN
1750-0184
Print ISSN
0001-9720
Pages
pp. 23-41
Launched on MUSE
2011-05-07
Open Access
No
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