Examining the Healthy Immigrant Effect in Mid- To Later Life: Findings from the Canadian Community Health Survey
Abstract

Recent studies have established that a healthy immigrant effect operates in Canada—immigrants are generally healthier than Canadian-born persons—but that this effect tends to diminish over time, as the health of immigrants converges to the Canadian norm. Although this effect has been examined by place of birth, language, marital status, socio-economic status, charter-language ability, and category of immigrant status in Canada, less is known about the healthy immigrant effect at different stages of the life course, particularly in mid- to later adulthood, stages at which there is an increased likelihood of decline in physical and mental health status. This study examines how age at immigration affects the health of mid- to later-life immigrants, compared to Canadian-born persons, using data from the 2000–2001 Canadian Community Health Survey. These data indicate that the healthy immigrant effect applies to later mid-life immigrants; that is, new immigrants—those who immigrated less than 10 years ago—aged 45 to 64 have better health than their longer-term counterparts—those who immigrated 10 or more years ago—whose health status is similar to that of Canadian-born persons. Interestingly, a different picture emerges in old age (65 years and over), where recent immigrants have poorer overall health compared to Canadian-born persons. When a number of socio-demographic, socio-economic, and health behaviour factors are controlled, however, this disadvantage largely disappears. The findings are discussed in terms of their implications for Canadian health care policy and program planning for immigrants in the latter stages of the life course.

De récentes études ont démontré qu'il existait au Canada un « effet de l'immigrant en bonne santé » — les immigrants sont généralement en meilleure santé que les personnes nées au Canada — toutefois, cet effet s'estompe avec le temps, et la santé des immigrants s'aligne sur la norme canadienne. Cet effet a été étudié en fonction du lieu de naissance, de la langue, de la situation de famille, du statut socio-économique, de l'aptitude linguistique telle que définie dans la Charte, et de la catégorie de statut d'immigrant au Canada, par contre, on en sait moins sur l'« effet de l'immigrant en bonne santé » à diverses étapes du tracé de vie, notamment de l'âge adulte au troisième âge, oú le risque de déclin physique et mental est plus grand. L'auteur étudie, à partir des données de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2000-2001, comment l'âge des nouveaux immigrants adultes et du troisième âge influe sur leur santé comparativement aux personnes nées au Canada. Ces données indiquent que l'« effet de l'immigrant en bonne santé » s'applique aux immigrants adultes; c.-à-d. que les immigrants récents — ceux qui ont immigré depuis moins de 10 ans — âgés de 45 à 64 ans sont en meilleure santé que leurs compatriotes qui ont immigré depuis plus longtemps — 10 ans ou plus — et dont l'état de santé se rapproche de celui des personnes nées au Canada. On notera avec intérêt que cela n'est pas vrai des immigrants récents plus âgés (65 ans et plus) qui, dans l'ensemble, sont en moins bonne santé que les personnes nées au Canada. Toutefois, lorsque divers facteurs socio-démographiques, socio-économiques, et comportements sanitaires sont maîtrisés, cette différence tend à disparaître. Dans ses conclusions, l'auteur analyse les retombées de cette question sur la planification des politiques et programmes de santé canadiens visant les immigrants au soir de leur vie.